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Les lupercales une origine pélasgique ?

pan-faune-lupercus

Selon Ovide, les lupercales étaient célébrées le troisième jour après les ides de février, elles avaient lieu le 15 février plus exactement. Elles ont été instituées à Rome en l’honneur de Lupercus (Pan) par Romulus et Rémus pour les uns, par Evandre  pour les autres. Il est probable compte tenu de l’origine pélasgique du dieu Pan, que Romulus et Rémus n’ont fait que perpétuer le culte  de leurs ancêtres,  des Troyens, s’étant installés dans le Latium après la chute de Troie.

Donc, l’institution des lupercales est attribuée à Evandre qui aurait  construit un temple sur le mont Palatin au dieu Pan : « principe de la génération universelle, et comme tel le dieu d’un peuple dans la religion duquel l’idée de la force génératrice était le dogme fondamental. A l’antre Lupercal une tradition célèbre rattacha postérieurement l’allaitement de Romulus et de Remus, précisément parce qu’il avait. Déjà une certaine importance religieuse et qu’il était rempli de cette mystérieuse terreur que passait pour inspirer le dieu Pan habitant des forêts, terreur que font naître chez l’homme peu civilisé la solitude et le silence des forêts primitives.[1] »

Cette fête, cette cérémonie ou ce culte proviendrait de l’Arcadie, de même que le dieu Pan. Signalons,  bien avant que Rome n’existât, les anciens Grecs  célébraient la fête des loups (Lukéia) dont le terme « lupercales en est la traduction. »

coeur

Certains auteurs mettent en exergue le caractère indigène (dans notre  cas, l’origine pélasgique de cette fête) mais on peut se demander, sachant que les Grecs pour une bonne part de leurs cultes, leurs savoirs l’ont puisé auprès des Egyptiens, est-ce que cette fête et ce dieu ne trouverait une correspondance en Egypte à travers le culte d’une divinté similaire ?


« Le bouc symbole de fécondité, lunaire et nocturne » a été immolé au dieu de la nature, Bacchus, Pan, Faune, Lupercus, Sylvain, Satyre et en Egypte un culte fut rendu au dieu bélier Banebdjedet. Il était honoré à Mendés, qui selon Hérodote, Mendés signifiait bouc en égyptien.

«  Les Mendésiens, ont beaucoup de véné­ration pour les boucs et les chèvres, et plus encore pour ceux-là que pour celles-ci, et c’est à cause de ces animaux qu’ils honorent ceux qui en prennent soin. Ils ont surtout en grande vénération un bouc qu’ils considèrent plus que tous les autres. Quand il vient à mourir, tout le nome mendésien est en deuil.[1]  »

Le dieu bélier Banebdjedet protecteur de Mendès, verra son culte être associé à celui de la déesse poisson Hatméhyt, ce fait prend son importance quand on sait que lors des lupercales, au dieu Lupercus, Faunus, Pan, la déesse Junon Lucine y était associée.

baphomet

Une autre similitude apparaît entre ce dieu bélier égyptien et Pan, c’est qu’ils seront diabolisés l’un comme l’autre, si tenté qu’ils sont différents. Banebdjedet deviendra dans la tradition judéo-chrétienne, le Bouc de Mendès, l’ange déchu, c'est à dire Baphomet.

Evariste Zephyrin



[1]  L’histoire romaine à Rome







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