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Lupercus Faunus un dieu à l’origine de la fête

satyre

La presque totalité de nos fêtes, la Saint Valentin y compris, trouve leur origine dans un passé lointain se situant aux aubes de l’humanité, dans un temps dont nous n’avons plus vraiment le souvenir, juste des réminiscences et des observances que nous ne pouvons expliquer autrement, que par la tradition (ce pour la plupart d’entre nous).

Comme il faut un point de départ, il est convenu que la Saint Valentin  trouve son origine dans les lupercales romaines, une fête païenne se déroulant le 15 février en l’honneur du dieu pastoral Lupercus, un dieu  de la fertilité, protecteur des  bergers, des troupeaux  et des récoltes, qui avait lieu sur le mont Palatin, dans la grotte du lupercal, à l’endroit où les fondateurs de Rome (Rémus et Romulus) furent nourris par la louve (lupa).

Les Romains honoraient ce dieu Lupercus confondu avec le dieu Faunus, car ils pensaient que : « Lupercus protégerait Rome des meutes de loups qui dévoraient le bétail et les gens. »

Lupercus est sans doute un vieux dieu latin (Lupercus serait le dieu acadien Pan, c'est à dire le dieu pélasge, personnifiant les forces génératrices de la nature)  que les Romains vont confondre avec leur dieu Faunus qui est le fils de Saturne et de Circé, dans une tradition, et dans l’autre, le fils de Picus, donc petit-fils de saturne.

pan

La fonction de Lupercus ne se limitait pas à défendre les troupeaux et les gens contre les loups, ni à être un dieu pastoral : « C'est aussi un dieu prophétique dont la voix retentit dans le silence de la nuit pour prononcer des oracles. Il lui arrivait aussi d'inspirer des cauchemars aux humains. Aussi lui donne-t-on le nom d’Incubis (« cauchemar »). C'était aussi un dieu qui rendait des oracles (d'où son qualificatif Fatuus, « le Devin »), dévoilant l'avenir grâce aux rêves ou aux voix surnaturelles émises par les bosquets sacrés ; il y en avait un près de Tibure et un autre sur l'Aventin.»   Ce dieu Pan, Lupercus, Faunus recouvre un aspect terrifiant, il est effrayant, les « Eglises » en feront  notre Diable (1) d’aujourd’hui, tout d’abord à cause de la peur qu’il inspirait ) à ceux qui l’apercevaient, nous avons gardé de lui dans le vocabulaire : la panique, je serai tenté d’ajouter le terme peur.

Ensuite, en raison de la particularité de son culte aux pratiques licencieuses.

Evariste Zephyrin


(1) Voir l'article : La figuration du diable.





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